Dans cette famille, une égalité de principe protège les aînés jumeaux Xander et Kendra Hale, mais exclut leur cadet. Une voiture plus grande semble enfin offrir une place pour le voyage familial. Les sièges vont pourtant aux animaux des jumeaux. Sous la pluie, le narrateur renonce au départ et envoie sa candidature longtemps repoussée pour étudier à l'étranger.
Pour sauver une sœur adoptive, des parents demandent au tribunal le droit de disposer des organes de leur autre enfant. Une technologie avancée extrait les souvenirs de cette personne pour les soumettre à un jury de cent personnes. Les parents s’attendent à voir cet enfant qu’ils jugent mauvais fuir le procès. Mais les souvenirs révélés font pleurer les témoins. Ce qu’ils contiennent et le verdict final restent à découvrir.
Nat souffre déjà de graves problèmes respiratoires après une mauvaise plaisanterie impliquant Marissa, sa sœur adoptive cadette, et James, son frère aîné. James lui offre une sortie de plongée pour s’excuser, mais Marissa s’en prend encore à elle. Alors que Nat se débat dans une situation mortelle, son frère minimise le danger et croit Marissa. La réconciliation promise cède la place à une nouvelle crise où ses appels à l’aide sont ignorés.
Après la mort de la sœur de son mari, son dernier appel reste une énigme. La femme qui l'a reçu ne donne d'explication ni à la police ni à la famille endeuillée. Son mari reste auprès d'elle, de plus en plus attentionné en apparence. Mais une grossesse dévoile ses intentions : il entreprend de la punir et transforme leur mariage en menace.
Adrian Lupton, le frère cadet d’une femme, lui fait du mal à répétition par des farces que leurs parents excusent comme de simples jeux. Sommée de se montrer compréhensive, elle finit par ne plus protester. Un nouvel incident la laisse seule en pleine crise médicale grave, sans que sa famille sache dans quel état elle se trouve. Tandis que sa conscience s’efface, elle rêve d’une vie où l’affection ne dépendrait pas de sa capacité à endurer leur cruauté.
Après avoir gagné à la loterie, la mère de Cassian partage sa fortune entre ses enfants. Les autres reçoivent des cartes bancaires ; son fils aîné, deux pièces d'un dollar. Elle dit vouloir dédommager les deux plus jeunes, privés tôt de leur père. Cassian, qui n'avait lui-même que huit ans, accepte sa part dérisoire, mais refuse de devoir entretenir seul sa mère dans ses vieux jours.
Surnommée Blob et envoyée chez sa grand-mère, la narratrice ne rentre chez elle qu’après son admission dans une grande université. Son père, vedette de cinéma, et sa mère, chanteuse, continuent à comparer son apparence à celle de sa sœur Vivian Sterling. La voyant le visage couvert, ils croient qu’elle a honte. Leurs remarques l’amènent à se demander si quelqu’un a jamais regardé les photos et les lettres de sa grand-mère, qui donnaient d’elle une tout autre image.
Toute la famille règle son quotidien sur la santé mentale de sa sœur, lui demandant d'étouffer rires, larmes et douleur. Une tasse cassée déclenche la colère de son père ; une chute la blesse gravement. Tous se précipitent vers sa sœur qui crie. Restée au sol, elle ne peut bientôt plus supporter le rôle de celle qui doit toujours être forte.
Christopher entre par erreur dans une discussion familiale et voit ses parents préparer un anniversaire somptueux pour quelqu’un qu’ils appellent « mon cœur ». Croyant que le sien a encore été oublié, il conserve des captures et se prépare à les confronter. Un message privé de sa sœur cadette lui montre ensuite une autre conversation, sur une surprise pour lui. Ces échanges contradictoires brouillent ce qu’il pensait avoir découvert sur ses parents.
Après la mort d’Arthur Alencar, sa fille Deise et sa femme Eliana perdent leur stabilité. Deise rouvre le cabinet comptable de son père pour subvenir à leurs besoins, mais y découvre une fraude généralisée. Le procès intenté par l’homme d’affaires Fernando Freitas transforme l’entreprise en bataille pour la réputation de son père. Tout en s’occupant de sa mère en deuil, Deise veut prouver l’innocence de son père face à un adversaire décidé à détruire la famille.
Pour dissuader Judy Easton de mal se conduire, ses parents enferment leur fils brillant William dans un établissement de redressement. Des années de sévices et de supplications ne lui valent que des reproches. Lorsque Judy entre dans une grande université, la famille lui annonce enfin son retour. Mais il demande qui est William : là où il vit, on ne l'appelle plus que par un surnom humiliant.
À ses dix-huit ans, on dit à Haven qu'elle n'est pas la fille biologique de ses parents et doit rembourser son éducation. Elle renonce à l'université et travaille trois ans pour payer cette dette. Le dernier versement la laisse épuisée, en pleine crise. La famille avoue alors qu'il s'agissait d'une épreuve destinée à favoriser Claire. Son ancien fiancé exige des excuses, sans mesurer le mal qu'ils lui ont fait.
La veille du SAT, Chester apprend que son père Andrew Miller est mort en prison. Sa mère arrive en exigeant qu'Andrew porte encore le chapeau pour Joe Anderson, son premier amour, dont un patient est décédé. Elle refuse de croire Chester et l'enferme pour faire venir son père. Tandis qu'elle console Joe, personne n'écoute les explications ni les appels désespérés de son fils.
À son réveil du coma, elle est accusée d'avoir blessé la fille préférée de la famille. Elle se souvient pourtant d'un avenir où cette même famille est anéantie. Elle garde ces avertissements pour elle. Mais les décisions soudaines d’Angelo, qui évite les dangers et la défend, révèlent que ses pensées ne sont plus secrètes.
Chelsea suit les indications de sa sœur cadette Mia Summers pour rejoindre une prétendue nouvelle maison et se retrouve abandonnée en pleine nature. Ses parents et son petit ami Simon Ziegler participent aux moqueries, attendant qu’elle supplie encore qu’on la secoure. De précédentes plaisanteries ont déjà abîmé sa santé et ses perspectives d’emploi. Cette fois, plutôt que de les prier de venir la chercher, Chelsea s’éloigne de ce cycle cruel que sa famille continue d’excuser.
Son grand-père s’est construit une nouvelle vie avec le nom et l’identité volés à sa grand-mère, la laissant dans la pauvreté. Deux générations plus tard, leur petite-fille accède à un poste élevé dans un cabinet d’avocats. Le CV d’une personne fraîchement diplômée fait apparaître un nom de famille familier sur son bureau de recrutement. Cette rencontre relie sa carrière à l’histoire qui a façonné sa mère et sa grand-mère bien avant qu’elle quitte leur ville natale.
Le soir de leur troisième anniversaire, elle prépare le plat préféré de Ryder et l’attend dans la robe qu’il admirait autrefois. Les bougies brûlent dans l’appartement parfumé à l’ail et au romarin. Un message arrive : une urgence chez un client l’oblige à prendre l’avion pour Seattle le soir même. Elle se souvient de ses paroles si assurées trois ans auparavant, tandis que la soirée soigneusement préparée lui échappe.
Mrs. Henderson se réveille sous les lumières de l’hôpital, les deux bras serrés dans des bandages du poignet au coude. Maria, l’infirmière à ses côtés, lui dit qu’elle a déjà donné trop de sang et doit se reposer. Elle sent son pouls battre contre le tissu. Lorsqu’elle tente de secouer la tête, le couloir semble basculer : impossible d’ignorer à quel point le don l’a affaiblie.
Enceinte de six mois, elle passe la veille de Noël à préparer un repas qu’elle veut digne de la famille qu’elle construit. Le rôti est prêt, les bougies allumées et le service de mariage enfin sorti. Après une journée debout, son dos est douloureux et ses chevilles gonflées. Pourtant, l’odeur du romarin et de l’ail, et le soin apporté à la table, lui donnent encore le sentiment que l’effort en vaut la peine.